Textes en vigueur

Quelques textes de loi utiles à connaître.

Nous essayons de tenir ces textes à jour mais nous conseillons au lecteur de vérifier les dernières parutions sur http://www.education.gouv.fr

La circulaire n° 2011-238 du 26 décembre 2011.

http://www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=58902

Quelques extraits clés :

A-Cadre général du régime législatif et réglementaire de l’instruction dans la famille
Âge de l’enfant
Le régime législatif et réglementaire de l’instruction dans la famille ne concerne que les enfants soumis à l’obligation d’instruction, c’est-à-dire les enfants qui ont six ans dans l’année civile de la rentrée scolaire considérée et qui n’ont pas seize ans révolus.
Lieu de résidence de l’enfant
Tous les enfants résidant sur le territoire français, quelle que soit leur nationalité et quel que soit leur mode d’hébergement (domicile fixe ou population non sédentaire), peuvent être concernés par l’instruction dans la famille. En revanche, ce régime ne s’applique pas aux enfants de nationalité française résidant à l’étranger.
Nombre de familles instruites au même domicile
L’instruction au même domicile ne peut l’être que pour les enfants d’une seule famille (article L.131-10 du code de l’éducation modifié par la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l’enfance).
Lieu d’instruction de l’enfant : le domicile
Depuis l’intervention de la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance qui a complété l’article L131-10 du code de l’éducation, l’instruction dans la famille recouvre l’enseignement à distance. Tous les enfants qui ne reçoivent pas une formation en présentiel dans un établissement scolaire relèvent désormais de l’instruction dans la famille.
Deux cas peuvent se présenter :
1. L’instruction dans la famille est un choix de la famille. L’instruction  peut alors être dispensée par les parents, ou par l’un d’entre eux, ou par toute personne de leur choix. Aucun diplôme particulier n’est requis pour assurer cet enseignement. Cependant, un certain nombre de familles sont soutenues dans leur démarche par des cours d’enseignement à distance et  inscrivent leurs enfants soit au Centre national d’enseignement à distance (Cned) en inscription libre, soit dans un organisme d’enseignement à distance privé.
2. L’enfant ne pouvant pas être scolarisé dans un établissement scolaire est inscrit au Cned en classe à inscription réglementée.L’inspecteur d’académie-directeur des services départementaux de l’éducation nationale peut donner un avis favorable pour son inscription au Centre national d’enseignement à distance (Cned) en classe à inscription réglementée (article R. 426-2-1 du code de l’éducation) en précisant les motifs de l’inscription parmi lesquels :
. soins médicaux en famille,
. situation de handicap en attente de scolarisation dans un établissement médico-social,
. activités sportives ou artistiques,
. parents itinérants,
. éloignement géographique d’un établissement scolaire.
Dans ce cas, le Cned  assure à ces élèves un enseignement complet, avec suivi pédagogique, relevés de notes et avis de passage reconnu qui s’impose aux établissements d’enseignement publics ou privés sous contrat.
Selon que l’enfant relève du premier ou du second cas de figure, les modalités de déclarations obligatoires et les modalités de mise en œuvre des contrôles diffèrent.

BDéclarations

1-Démarches à accomplir
Afin de contrôler le respect de l’obligation scolaire, chaque année, « à la rentrée scolaire, le maire dresse la liste de tous les enfants résidant dans sa commune et qui sont soumis à l’obligation scolaire. Les personnes responsables doivent y faire inscrire les enfants dont elles ont la garde » (article L. 131-6 du code de l’éducation).
Parallèlement, en application de l’article L. 131-5 du code de l’éducation, les personnes responsables d’un enfant soumis à l’obligation d’instruction, qui n’ont pas inscrit leur enfant dans un établissement scolaire public ou privé et qui désirent l’instruire à domicile, doivent chaque année déclarer au maire de la commune de résidence et à l’inspecteur d’académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale qu’elles feront donner l’instruction dans la famille.
À chaque rentrée scolaire, le maire et l’inspecteur d’académie doivent être informés du choix du mode d’instruction d’un enfant soumis à l’obligation scolaire. C’est pourquoi les déclarations d’instruction dans la famille doivent leur parvenir à la rentrée scolaire.
Chaque déclaration doit être écrite. Elle indique le nom, les prénoms et la date de naissance de l’enfant, les noms et prénoms des personnes responsables et leur adresse, l’adresse à laquelle réside l’enfant et, si elle est différente de l’adresse de résidence, celle à laquelle est dispensée l’instruction.
Dans le cas où un changement dans le mode d’instruction intervient en cours d’année scolaire et où, par exemple, les parents décident d’instruire leur enfant dans la famille, la déclaration doit être faite dans les mêmes conditions que celles définies ci-dessus, dans les huit jours qui suivent la modification intervenue.
De la même manière, tout changement de résidence doit faire l’objet d’une double déclaration aux maires des ancienne et nouvelle communes et à l’inspecteur ou aux inspecteurs d’académie concernés dans un délai de huit jours.
1.2 Accusé de réception de l’inspecteur d’académie
Lorsqu’il reçoit la déclaration d’instruction dans la famille, l’inspecteur d’académie en accuse réception, informant les intéressés des conséquences du choix effectué (cf. modèle en annexe 1) et délivre une attestation d’instruction dans la famille (cf. modèle en annexe 2), qui pourra être présentée à l’organisme débiteur de prestations familiales, conformément à l’article L. 552-4 du code de la sécurité sociale.
2. Enquête du maire
Depuis la loi du 28 mars 1882, il incombe au maire d’établir la liste des enfants soumis à l’obligation d’instruction sur le territoire de sa commune. L’article 16 de cette même loi, codifié à l’article L. 131-10 du code de l’éducation, confie au maire le soin de mener une enquête sur les enfants qui reçoivent l’instruction dans la famille. Cette enquête s’inscrit dans le champ des missions que le maire exerce en tant qu’agent de l’État. Si sa réalisation peut présenter des difficultés pour certaines communes, le maire ne peut néanmoins pas s’y soustraire. Lorsque, exceptionnellement, l’enquête n’a pas pu être effectuée, elle est alors diligentée par le préfet du département.
Cette enquête est menée « uniquement aux fins d’établir quelles sont les raisons alléguées par les personnes responsables, et s’il leur est donné une instruction dans la mesure compatible avec leur état de santé et les conditions de vie de la famille ». Elle ne porte pas sur la qualité de l’instruction, dont la validation est de la compétence du ministère chargé de l’éducation nationale.
Elle doit intervenir dès la première année de la période d’instruction dans la famille et être renouvelée tous les deux ans, jusqu’à l’âge de seize ans.
Pour qu’elle soit pleinement efficace, il est souhaitable que la première enquête soit effectuée le plus tôt possible après la déclaration.
Les résultats de l’enquête doivent être communiqués à l’inspecteur d’académie qui pourra en tirer les conséquences pour le choix et la mise en œuvre des contrôles qui lui incombent (cf. § 3).

 

Article L552-4 du Code de la Sécurité Sociale
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006743415&cidTexte=LEGITEXT000006073189

Le versement des prestations familiales afférentes à un enfant soumis à l’obligation scolaire est subordonné à la présentation soit du certificat d’inscription dans un établissement d’enseignement public ou privé, soit d’un certificat de l’autorité compétente de l’Etat attestant que l’enfant est instruit dans sa famille, soit d’un certificat médical attestant qu’il ne peut fréquenter régulièrement aucun établissement d’enseignement en raison de son état de santé.

Les prestations ne sont dues qu’à compter de la production de l’une des pièces prévues à l’alinéa ci-dessus. Elles peuvent toutefois être rétroactivement payées ou rétablies si l’allocataire justifie que le retard apporté dans la production de ladite pièce résulte de motifs indépendants de sa volonté.

Un arrêté interministériel fixe les modalités d’application du présent article et, notamment, le délai dans lequel les pièces citées au premier alinéa du présent article doivent être produites.